Je la nommerais infante de la mer cette pénombre
Qui se meut dans le crépuscule défaillant
La mer vague sa pensée et s'échoue sur la plage
Déserte, jonchée de feuillets par le vent amassés
L'infante avance dans le sable muet, intriguée
Par la jonction de la terre et de l'onde divaguant
Elle voit s'éteindre l'horizon, et ses embrasements
Le crépuscule s'exile croise la nuit à un détour
L'infante de la mer fouille l'eau et sa noirceur
La plage caresse la silhouette abrupte, ferveur
Hommage des embruns posté par un coquillage
Qui chute aux pieds de l'ombre, bruit sourd
L'infante se ploie et porte le buccin à son ouïe
Elle entend les vagues gémir dans le sarcophage
Elle n'est plus seule la mer déploie sa fantaisie
Charme épique où un mystère sculpte les roches